TEMOIGNAGE DE BERNARD TASSYDU 6 AOUT 2003 |
Il n’y a jamais de véritable intégration ...
| Bernard
Tassy, de nationalité française et résidant actuellement en France, a travaillé
pendant une vingtaine d'année dans sept états d'Afrique subsaharienne, sur des périodes allant de deux à cinq ans. Il a aimablement répondu à mes questions. Quel était le travail dont
vous étiez en charge ? Quels sont ces pays ? Quel est le ou les pays qui vous ont le plus marqué et de quelle façon
? La Centrafrique, avec, dans les années 94, la première apparition massive des « Enfants de la rue », phénomène récent mais en développement exponentiel. |
Le Bénin et le Burundi, où j’ai oublié pendant quelques temps que la couleur de ma peau était différente de celle de mes collègues, et où je me suis senti chez moi. Le Congo et la Guinée pour des raisons exactement contraires à celle exposées ci-dessus. Le cas échéant, quels sont les obstacles ou les différences culturelles qui vous ont empêché de faire votre travail tel que vous l'auriez fait en Europe ? - Le manque d’éléments favorables dans le contexte socio-économique (Ressources humaines motivées, crédits, formations, logistique) qui permette d’initier des actions de développement sur lesquelles les populations puissent s’appuyer de façon permanente lorsque l’aide internationale prend fin, et que l’assistance technique renforcée par les projets leur est supprimée. - La susceptibilité et les complexes de certains cadres face à l’expertise technique venue d’ailleurs. - La corruption de certaines administrations. Dans quel pays, parmi ceux connus de vous, votre intégration a
t-elle été la plus aisée ? Quelles en sont les raisons ? |
|
|
Voir, sur les enfants de la rue de Centrafrique : http://www.diocese-chartres.com/mouvements/secatho/archives/bangui4.htm Extrait : http://www.beafrica-opinions.com/depeches/depeches526.htm Extrait : Voir, sur la corruption en Afrique : |
||