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1.1. Exposé du problème
Dans la majorité des pays d’Afrique sub-sahélienne,
les paysans qui sont de petits
exploitants individuels, ont épuisé en fin de saison des pluies les quelques
ressources financières que leur a procuré
la vente des produits agricoles de la saison de production précédente,
et doivent impérativement se procurer immédiatement l’essentiel de leurs
revenus monétaires en vendant au plus tôt, et parfois sur pied, une partie des
récoltes qui arrivent à maturité.
L’acheteur est en général un commerçant
ambulant venu de la ville, qui possède une
capacité de transport, de stockage et des réserves financières
suffisantes pour ne vendre que lorsque les prix
au marché sont au plus haut, ce
qui se produit systématiquement juste avant que commence la récolte suivante.
Parmi les solutions proposées pour essayer de
briser cette réelle
exploitation du producteur par le commerçant, les plus utilisées par
les acteurs du développement sont celles de prêt accordés par des Caisses
de prêts agricoles, rares, chères, et qui exigent des garanties, les organismes
coopératifs de stockage et de vente, mais souvent gérés par les notables
locaux hors contrôle paysan, les greniers villageois dit aussi "Banques
Vivrières", et les Centres Délocalisés de Prêts aux producteurs.
C’est de cette dernière action dont nous allons
parler dans cet article, car c’est un procédé peu connu.
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Les tata-somba sont des habitations fortifiées du Bénin
(province de Natitingou) au sommet desquels les greniers peuvent contenir 500 kg
de denrées alimentaires pendant plusieurs saisons des pluies sans altération.
Exemple
1. Créer un Centre Délocalisé de Prêts aux Producteurs
1.2.
Description
Le Centre est une exploitation agricole aménagée
et équipée pour recevoir des animaux de basse court en pension, qui dispose
d’une trésorerie suffisante pour
payer cash, tout au long de l’année des prêts sur gage aux éleveurs de
basse court.
Le système de prêt est le suivant :
Lorsqu’un producteur, en général une femme, a
besoin d’une somme d’argent (dépenses imprévues, participation à une
tontine..), elle a la possibilité d’apporter au Centre une poule, une
pintade, un lapin, ou même une chèvre ou une brebis. Cet animal lui est payé
immédiatement, au prix pratiqué en la saison sur les marchés locaux par
exemple, avec possibilité de le récupérer
contre remboursement, avec ou sans surcoût mais uniquement après une
date d'échéance fixée par consentement mutuel.
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