Une pirogue ambulance
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| La mission du
Secours populaire du projet de pirogue ambulance s'est étalée sur 15
jours pendant lesquels les trois intervenants ont distribué des
médicaments pour une valeur de 30.000 francs français, fait des prises
de tension, des diagnostiques et prodigué quelques soins sur place à la
population des différentes îles de la région.
Il s’est agi également de suivre l’évolution de la mission de l’année passée quant à la création d’une bibliothèque à Fadiouth. L'accueil des autorités locales Les autorités locales – représentées par le chef du village - ont été consultées. Il s'agit notamment du comité local de développement du village composé de représentants d'enseignants et de jeunes qui a pour fonction habituelle d'organiser la vie culturelle et sportive du village. Le projet devait permettre, selon les organisateurs, de sortir ce comité d’une certaine léthargie. Les organisateurs du projet ont constaté la position de statu quo des autorités politiques et administratives (la sous-préfecture notamment) qui semblaient ne pas souhaiter être parties prenantes au projet.
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L’un des responsables nous a indiqué que les autorités ne voyaient pas d’un très bon oeil - comme c’est parfois le cas dans ces circonstances - la mise en place par des intervenants extérieurs de projets ayant pour but d’améliorer les conditions de vie des populations, ce qui - pourrait-on penser - devrait être le travail de ces mêmes autorités. Il semble que ces "conflits d’intérêts" se situent également entre ces intervenants extérieurs - quels qu’ils soient - et certaines O.N.G. A l'époque de la mise en place du projet, il était intéressant de vérifier l’utilité du projet de pirogue ambulance et surtout la gestion faite par les responsables locaux. Cent autres pirogues ambulances pourraient alors être construites et desservir d’autres îles du pays. La récolte de fonds en France Pour récolter des fonds, le Secours populaire de Nice5 a organisé une journée portes ouvertes au lycée Estienne d’Orves le 20 octobre 1999 à l’occasion de laquelle on a pu admirer le travail des lycéens qui ont décoré les couloirs de cartes et autres exposés sur le Sénégal. Ce travail s’est intitulé "projet pédagogique autour d’un projet humanitaire". L’idée était, selon les organisateurs6 que "la participation à un projet humanitaire donne au lycée toute sa dimension active d’apprentissage de son rôle de citoyen, de lieu d‘expérimentation de l’école de la démocratie." |
Les classes d’arts
plastiques ont réalisé des oeuvres "africaines" dont certaines
étaient réellement spectaculaires. Un groupe de percussionnistes,
dirigé par Keba DIOP ("Dolé": "la force" en wolof),
venu bénévolement animer l’après-midi, à la plus grande joie des
lycéens, a eu un succès foudroyant.
Bilan Nous avons interrogé Monsieur Samio SAAR, en septembre 2000, pour connaître le bilan qui pouvait être fait. Il nous indiqué que la pirogue remplissait sa mission et outre l'aspect purement médical, elle permettait aux femmes de faire du commerce avec la Gambie et d'augmenter ainsi quelque peu leur njveau de vie.Une autre mission du Secours Populaire Français est prévue fin 2000 au Bénin. ___________________________ 1 Guide Visa |